
Koraput,
dimanche matin
haque dimanche, le marché de Koraput attire une foule colorée.
C’est l’occasion pour les villageois des alentours de venir y vendre leurs produits.
Pour d’autres, c’est l’aubaine d’acheter, qui, un seau en plastique, qui, des aliments qu’ils ne trouvent pas dans leur village.
Tout au long de la journée, les bus vont et viennent, déversant à chaque fois une nouvelle vague de curieux.

Dès notre arrivée à Korabut nous plongeons dans la cohue. Tous les Indiens et les Adivasi des environs semblent s’y être donnés rendez-vous. Nous suivons le flot humain en direction du marché.
Adivasi :« habitants premiers » de l’Inde. Terme utilisé par les Indiens pour désigner les derniers aborigènes sur le territoire indien. Méprisées et ignorées par le pouvoir central, ces populations hors castes, vivent dans des villages en périphérie de centres urbains.


La coiffure est invariablement un chignon déporté sur la droite. La mise en forme bombée est obtenue par l’introduction d’un accessoire, mais nous n’avons pas été capables de l’identifier.


es regards sont tout d’abord farouches. Mais, une fois rassurées, les sourires s’échangent.
Comme bien des marchés dans le monde, celui de Koraput est le royaume de la femme. La population tribale s’habille avec des tissus très colorés. Les élégantes portent le plus souvent un sari court qu’elles nouent sur l’épaule.
Parure nasale et boucles d’oreilles en cuivre, colliers de perles et bracelets en verre complètent la tenue.
N’étant pas ethnographes, nous ne pouvons vous donner que des informations laconiques sur les différentes tribus de l’Orissa. D’autant que certaines d’entre elles se ressemblent très fort (ex: Khonda et Koya). Ceci dit, les aborigènes d’Inde, se différencient des Indiens, non seulement par leurs tenues mais aussi par leurs «statuts» (ils n’en ont pas vraiment au sein de la société indienne… ils sont considérés comme hors castes).

Les avant-bras sont recouverts de bracelets en verre, très fragiles, mais pas chers … on peut donc changer souvent.
Parmi les Adivasi, il est difficile, sinon impossible, pour le néophyte de distinguer les différentes tribus.
Rien qu’en Orissa, on en dénombre une soixantaine: Koya, Paraja, Bonda, Gallaba, Khonda, …
(les autres m’excuseront!)
Rien qu’en Orissa, on en dénombre une soixantaine: Koya, Paraja, Bonda, Gallaba, Khonda, …
(les autres m’excuseront!)
Certaines femmes portent un anneau autour de la cheville. On observe des tatouages de motifs géométriques au bas de la jambe et au niveau du cou de pied. Les anneaux d’orteils sont également très répandus parmi la population tribale.



– Marchands de légumes sur le marché de Koraput. Radis blancs, choux-fleurs, concombres, tomates, haricots, pommes de terre, aubergines, champignons s’exposent sur le sol aux regards des clients.
– Un sac en toile de jute étalé sur le sol et quelques maïs et voilà l’échoppe montée.
En général, les produits de base sont vendus très bon marché par les aborigènes, tandis que les Indiens se chargent d’écouler sur le marché des produits finis.
